histoire

Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 11:59
Les Freedom Rides (voyages de la liberté en anglais) sont les actions de militants du mouvement des droits civiques aux États-Unis qui utilisaient des bus inter-états afin de tester l'arrêt de la Cour suprême Boynton v. Virginia qui rendait illégale la ségrégation dans les transports. Le premier Freedom Ride partit de Washington DC le 4 mai 1961, et devait arriver à la Nouvelle-Orléans le 17. Les militants furent arrêtés dans les États du Sud sous prétexte de violer les lois locales et les lois Jim Crow. Techniquement, les freedom riders ne pratiquaient pas la désobéissance civile vu qu'ils avaient le droit légal de ne pas obéir aux lois ségrégationnistes du Sud des États-Unis. Mais leurs droits n'étaient pas appliqués par l'État fédéral et étaient considérés comme criminelles dans les États du Sud. Les freedom rides utilisaient la résistance non-violente contre les émeutes organisés par les racistes et les arrestations massives des autorités. Les militants étaient noirs et blancs en proportion égale et un quart d'entre eux étaient des femmes.


Les pires violences eurent lieu quand les bus atteignirent l'Alabama. À Anniston, une foule attaqua un des bus et creva ses pneus. Quand celui-ci dut s'arrêter, il fut attaqué à la bombe incendiaire par la foule qui avait suivi en voiture. Alors que le bus brûlait, la foule bloqua les portes, espérant faire brûler vif les freedom riders. Un agent du FBI en couverture brandit son arme et réussit à ouvrir les portes. Les militants furent violemment battus alors qu'ils s'enfuyaient du bus.

Quand un des bus atteignit Birmingham, les militants du freedom ride furent battus sans pitié par des membres du Ku Klux Klan sous protection policière. Un autre bus du freedom ride arriva peu après et ses passagers et un informateur du FBI furent battus par une foule armée de battes de baseball, de tuyaux en fer et de chaînes de bicyclette. Ils furent arrêtés par la police seulement après avoir été battu par la foule. Les militants blancs du freedom ride furent les plus violemment battus. L'un d'entre eux, Jim Peck, dut recevoir 52 points de suture sur le crâne.

Les freedom riders hospitalisés furent ensuite chassés de l'hôpital à deux heures du matin car le personnel craignait une attaque de la foule. Il furent secourus par le révérend Fred Shuttlesworth qui organisa plusieurs voitures de noirs qui forcèrent la barrage de la foule.


 

Pendant leur voyage, le groupe de 13 militants passa à 450, et s'attira la sympathie de l'opinion publique nationale et internationale. Le freedom ride s'acheva lorsque Robert Kennedy, alors Attorney General des États-Unis, envoya une injonction forçant les États ségrégationnistes à appliquer la loi fédérale.




Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /2009 13:40

Le célèbre discours qu'il a prononcé lors de l'inauguration du Cimetière national des soldats

Abraham Lincoln, le 16e président des États-Unis, prononça son discours le plus célèbre il y a 145 ans, le 19 novembre 1863, à l'occasion de l'inauguration du Cimetière national des soldats à Gettysburg (Pennsylvanie).

Les États-Unis étaient alors en pleine guerre civile. Quatre mois plus tôt, au début de juillet, quelque 51.000 soldats des deux camps (de l'armée des Confédérés et de l'armée de l'Union) avaient été, à l'issue de la bataille de Gettysburg, soit fait prisonniers, soit blessés, soit tués.

Dans son bref discours, le président Lincoln souligna que les « Pères fondateurs » ont conçu les États-Unis comme un lieu de liberté où « tous les hommes sont créés égaux » et affirme sa résolution pour que « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, ne périsse pas sur cette Terre ».

Près d'un an auparavant, le 1er janvier 1863, le président Lincoln avait promulgué une proclamation relative à l'affranchissement de tous les esclaves dans les États qui étaient encore en rébellion. Le Congrès adopta le XIIIe amendement de la Constitution des États-Unis, qui abolit officiellement l'esclavage, en décembre 1865, huit mois après l'assassinat du président Lincoln.

Les États-Unis vont célébrer le 200e anniversaire de la naissance d'Abraham Lincoln en 2009.

On trouvera ci-après le texte du discours de Gettysburg.

 



"Quatre-vingt-sept ans se sont écoulés depuis que nos pères apportèrent à ce continent une nation nouvelle, conçue dans la liberté et vouée au principe selon lequel tous les hommes sont créés égaux.

Nous sommes engagés à présent dans une grande guerre civile, qui décidera si cette nation ou toute autre nation semblablement conçue et vouée peut vivre longtemps. Nous sommes assemblés sur l'un des grands champs de bataille de cette guerre. Nous sommes venus en consacrer une partie comme lieu de dernier repos pour ceux qui ont, ici, donné leur vie afin que cette nation puisse vivre. Il est parfaitement juste et convenable que nous le fassions.

Mais, en un sens plus large, il n'est pas en notre pouvoir de dédier - de consacrer - de sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se sont battus ici-même, l'ont consacré bien au-delà du faible pouvoir que nous avons d'y ajouter ou d'en soustraire. Le monde ne remarquera guère, ni ne se rappellera longtemps, ce que nous disons ici, mais il ne pourra jamais oublier ce qu'ils ont fait ici. C'est à nous plutôt, les vivants, de nous consacrer ici à l'œuvre inachevée que ceux qui ont combattu ici ont jusqu'à ce point si noblement menée. C'est plutôt à nous de nous vouer ici à la grande tâche qui nous reste à accomplir - qu'à ces morts honorés nous empruntions une dévotion accrue à l'égard de cette cause pour laquelle ils ont donné jusqu'à la pleine mesure de leur dévouement - que nous prenions ici la ferme résolution que ces morts ne soient pas morts en vain - que cette nation, sous l'égide de Dieu, renaisse à la liberté - et le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, ne périsse pas sur cette Terre."

Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /2008 17:00
We Shall Overcome est un chant tiré d'un gospel qui fut chanté comme un hymne lors des marches du Mouvement des droits civiques aux États-Unis. Clarence B. Jones qui je vous le rapelle est l'ancien avocat de Martin Luther King disait que le "Yes we can" de Barack Obama n'est qu'une reprise de "We shall overcome", qui marque ainsi l'importance de ce chant dans la culture américaine.


Je vous propose d'écouter la version de Joan Baez :


Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /2008 14:09

Des kilomètres de bandes magnétiques, des kilos de photos, des dizaines d'agents mobilisés… De 1957 à son assassinat, en 1968, le FBI n'a pas lâché Martin Luther King d'une semelle. Le dossier, jusqu'ici uniquement consultable sur papier ou microfilm, vient d'être rendu accessible sur Internet. Avis aux potentiels lecteurs : il est constitué de la bagatelle de 16 659 pages !


Depuis quelques jours, n'importe quel internaute peut consulter le dossier constitué par le FBI sur Martin Luther King. Et dans le genre, il est costaud, le dossier : 16 659 pages, divisées en 12 fichiers PDF d'un poids total de 640 Mo (soit la taille d'un CD-Rom).

L'agence d'Edgar J. Hoover a commencé à s'intéresser au leader noir en 1957, alors que celui-ci milite au sein de la Southern Christian Leadership Conference, qu'il vient de créer suite au fameux mouvement de boycott des bus de Montgomery. La surveillance commence mollement, et puis, vers 1961, le FBI s'imagine que King a des amitiés communistes et intensifie son espionnage. Au fil des années, jusqu'à l'assassinat de Martin Luther King, en 1968, la pression ne se relâchera plus, dans le but de tout savoir de ses activités et même de le discréditer. Dans la liste de coups tordus montés par le FBI contre le pasteur, on compte des tentatives pour prouver son infidélité, ou l'envoi d'une lettre anonyme l'enjoignant de se suicider.


Jusqu'ici, explique le responsable de The Memory Hole, le site spécialiste dans la conservation d'archives sensibles qui a tout mis en ligne, il fallait débourser 1 600 dollars, soit 10 cents la page, pour avoir accès à la totalité du dossier papier, ou trouver une bibliothèque qui le conservait sous forme de microfilm. Les historiens du monde entier devraient donc désormais pouvoir se régaler. A ce bémol près : le dossier n'est même pas encore complet, puisque certaines des transcriptions d'enregistrements, conservées à la National Archives and Records Administration, ne seront rendues publiques qu'en 2027.


Pour télécharger les archives clicker sur le lien suivant

Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 15:04

Harry Belafonte est un chanteur et acteur né en 1927 à Harlem (NYC). Parallèlement à sa carrière artistique, Harry Belafonte consacra sa vie à plusieurs causes humanitaires et pacifiques. En 1960, J.F. Kennedy, alors président des États-Unis, le nomma consultant culturel dans le « Corps pour la Paix ». Il était le premier membre du show business à exercer cette fonction, et s'y dévoua durant cinq ans.




Mais c'est dans la lutte pour l'égalité des droits civiques aux États-Unis qu'il s'investit le plus énergiquement. Sa quête fervente et tenace pour une justice égalitaire et équitable ne se découragea jamais.

Au début des années 1950, Harry Belafonte fit la connaissance du jeune docteur Martin Luther King, lors du passage historique de celui-ci à New York. Dès ce jour, jusqu'à l'assassinat du leader noir, Harry et Martin développèrent une fidèle et profonde amitié, qui resta l'une des plus précieuses expériences de la vie d'Harry Belafonte. Harry, très actif dans le mouvement des droits civiques, souleva de nombreux fonds auprès de célèbrités américaines, qui permirent entre autre de libérer MLK, à de nombreuses reprises, des géôles des prisons des Etats du Sud.




L'association

I have a dream 2009-2010 est une association étudiante dont le projet est de réaliser un documentaire sur les freedom riders (manifestants étudiants Afro-américains qui ont lutté contre la ségrégation raciale).

POUR TELECHARGER LE DOSSIER :
(dossier de présentation du projet)







APPEL AUX DONS :
(participer aux financements)


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(adhésion 10 €)

Le projet en vidéo



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