histoire

Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 23:25
C'est le 28 août 1963 que Martin Luther King prononça son célèbre discours "I have a dream" du haut des marches du Lincoln memorial. Il illustre clairement le désir de voir dans le futur les Afro-américains et les Blanc-américains coexister harmonieusement et vivre égaux. 450 000 personnes se réussirèrent ce jours là, Noirs comme Blancs, marquant ainsi le début de la réconciliation.


Aujourd'hui, le Lincoln mémorial symbolise deux étapes importantes dans l'émancipation des noirs aux USA : l'abolition de l'esclavage voulu par le président Lincoln en 1865 et appliqué par son vice président Johnson ; l'égalité réelle des noirs et des blancs devant la loi et dans la citoyenneté acquis grâce à Martin Luther King et au Mouvement des droits civiques.
Depuis quelques années, une plaque commémorative à pris place sur le parvi du mémorial à l'endroit même où MLK prononça son fameux discours sur l'égalité, entré dorénavant dans l'histoire.


Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 10:23

Rosa Parks devint célèbre lorsque, le 1er décembre 1955 dans la ville de Montgomery, elle refusa d'obéir au conducteur de bus James Blake qui lui demande de laisser sa place à un Blanc et d'aller s'asseoir au fond du bus.



Dans les bus de Montgomery, les quatre premiers rangs étaient réservés aux Blancs. Les Noirs, qui représentaient 75% des utilisateurs, étaient préposés à l'arrière du bus. Ils pouvaient néanmoins s'asseoir dans la zone centrale, jusqu'à ce que des Blancs en aient besoin ; ils devaient alors soit céder leur place et aller vers le fond, soit quitter le bus. Comble de l'humiliation : si les places centrales étaient occupées, les Noirs devaient tout de même acheter leur billet à l'avant, mais devaient ressortir avant de rentrer de nouveau par la porte arrière du bus pour rejoindre les emplacements qui leur étaient destinés. Mme Parks n'était pas la première personne à violer ce règlement et d'autres personnes l'avaient payé durement, parfois de leur vie

 

LE REFUS DE CEDER SA PLACE

Pendant des années, la communauté noire se plaignit de la situation et Mme Parks ne faisait pas exception : « Ma résistance à ces mauvais traitements dans le bus n'a pas commencé avec cette arrestation. J'ai fait beaucoup de marche à pied à Montgomery. » Parks en fit une expérience publique un jour pluvieux de 1943 quand le chauffeur de bus James Blake, lui demanda de descendre du bus et d'y entrer de nouveau par la porte arrière. Alors qu'elle se dirigeait vers la porte avant, elle laissa tomber son porte-monnaie ; elle s'assit un instant sur un siège réservé aux passagers blancs pour le récupérer. Furieux, le chauffeur de bus lui laissa à peine le temps de descendre du bus, puis accéléra. Rosa Parks marcha plus de huit kilomètres sous la pluie. Ironie du sort, le 1er décembre 1955, le chauffeur du bus sera le même que lors de cet épisode de 1943.


        Rapport de police sur l'arrestation de Rosa Parks


Ce jour de 1955, elle n'avait semble-t-il pas planifié son geste, mais une fois décidée, elle l'assuma totalement. Elle fut arrêtée, jugée et inculpée de désordre public ainsi que de violation des lois locales. Elle joignit l'avocat Edgar Nixon, membre du chapitre de Montgomery du NAACP, une des principales associations de défense des droits des Noirs américains. Bien que furieux du traitement réservé à Mme Parks, il vit toutefois tout de suite l'intérêt symbolique du combat à mener. Il appela un avocat blanc, Clifford Durr, qui accepta de contester la loi sur la ségrégation dont Rosa Parks était la victime.


                  Empreintes de Rosa Parks pour le fichier de police


DEBUT DU BOYCOTT PAR MLK

La nuit suivante, cinquante dirigeants de la communauté afro-américaine, emmenés par un jeune pasteur peu connu à l'époque Dr. Martin Luther King, Jr, se réunirent à l'église baptiste de la Dexter Avenue pour discuter des actions à mener à la suite de l'arrestation de Rosa Parks. Ils y fondent la Montgomery Improvement Association, dont ils élisent King comme président. Il y popularisera les théories de la non-violence et de la désobéissance civile. Le mouvement a trois revendications immédiates :

  1. Que les Blancs et les Noirs puissent s'asseoir où ils veulent dans l'autobus.
  2. Que les chauffeurs soient plus courtois à l'égard de toutes les personnes.
  3. Que des chauffeurs noirs soient engagés.

  4. Bus dans lequel Rosa Parks refusa de céder sa place à un blanc

La veille du procès, 35 000 tracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus le lundi 5 décembre. Le mot d'ordre fut repris le lundi par The Montgomery Advertiser, le journal noir local. Le mot d'ordre fut reconduit après une réunion à l'église. C'est le début du boycott des bus de Montgomery ; il se prolongera 382 jours. Des douzaines de bus publics sont restés au dépôt pendant des mois jusqu'à ce que la loi sur la ségrégation dans les bus publics fût levée. La plupart marchèrent à pied ; des taxis conduits par des Noirs firent des trajets au tarif du bus (10 cents). Quelques Blancs les rejoignirent, parfois par idéologie, parfois simplement parce qu'ils avaient besoin que leurs employés noirs viennent travailler. Peu à peu, grâce en partie à l'écho international qu'eut le mouvement, des fonds ont commencé à arriver, permettant de mettre en place un service d'autobus parallèle, ou plus modestement l'achat de paires de chaussures. Des actes violents furent perpétrés, y compris le dynamitage des domiciles de Martin Luther King et de l'avocat Edgar Nixon, et de nombreuses vexations furent recensées contre les Noirs. Fidèle à sa stratégie, King demande de ne pas répondre à ces actes. Ce mouvement provoqua beaucoup d'autres protestations contre la ségrégation menée aux États-Unis.

À travers son rôle initiateur du boycott, Rosa Parks aida à la prise de conscience des Américains dans la lutte pour les droits civiques. King écrit dans son livre paru en 1958, Stride Toward Freedom, « L'arrestation de Mme Parks fut l'élément déclencheur plutôt que la cause des protestations. ... ».

 

DECISION DE LA COUR SUPREME

Finalement, le 13 novembre 1956, la Cour suprême des États-Unis statua par l'arrêt Browdler v. Gayle que la ségrégation dans les bus était anticonstitutionnelle. La nouvelle ne parvint à Montgomery que le 20 novembre. Le boycott cessa le lendemain.

C’est ainsi qu’aujourd’hui l’association MLK 2008, en coopération avec SOS Racisme, organise une exposition en  hommage à MLK au Trocadéro se déroulant du 5 au 21 décembre (date de début et de fin de la campagne de boycott des bus de Montgomery).

Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /2008 16:53
L’année 1619 marque le début de l’esclavage aux Etats-Unis suite à l’arrivée des premiers noirs américains dans les plantations du Sud.
La traite des noirs devient de plus en plus importante au cours du 18ème siècle grâce au commerce triangulaire.




Le commerce triangulaire ou Traite Atlantique est un système d’échanges entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques, mis en place pour assurer la distribution d'esclaves noirs aux colonies du Nouveau Monde (continent américain), pour approvisionner l'Europe en produits de ces colonies et pour fournir à l'Afrique des produits européens et américains.

L’arrivée de plus en plus massive d’esclaves dans les Etats du Sud entraîne l’écriture des premiers codes Noirs (règles régissant la vie des esclaves).

Le 18ème siècle marque l’apogée de la traite négrière. En 1776, date de la déclaration d’Indépendance des Etats-Unis, on dénombrait 750 000 esclaves dans les 13 états de l’Union (90% dans les états du Sud).

Dès 1770, les sociétés Quakers de Nouvelle-Angleterre sont hostiles à l’esclavage des Noirs. L'esclavage est aboli en 1777 dans le Vermont. La Virginie décida d'abolir la traite en 1778.



La Révolution américaine plaça au cœur des débats politiques la place et le statut des Noirs dans la société. Le Congrès continental discuta intensément de l'esclavage. Thomas Jefferson, dans la Déclaration d'indépendance américaine, préféra ignorer le sujet, afin de ne pas mécontenter les régions du Sud qui vivaient de l'économie de plantation. L’esclavage sera du ressort de chaque état fédéré. Si la Constitution américaine (1787) fondait les bases démocratiques de la nouvelle République, elle excluait les Africains du droit de vote, de même que les femmes, les Amérindiens et les pauvres.

L'association

I have a dream 2009-2010 est une association étudiante dont le projet est de réaliser un documentaire sur les freedom riders (manifestants étudiants Afro-américains qui ont lutté contre la ségrégation raciale).

POUR TELECHARGER LE DOSSIER :
(dossier de présentation du projet)







APPEL AUX DONS :
(participer aux financements)


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(adhésion 10 €)

Le projet en vidéo



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