Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 23:25
C'est le 28 août 1963 que Martin Luther King prononça son célèbre discours "I have a dream" du haut des marches du Lincoln memorial. Il illustre clairement le désir de voir dans le futur les Afro-américains et les Blanc-américains coexister harmonieusement et vivre égaux. 450 000 personnes se réussirèrent ce jours là, Noirs comme Blancs, marquant ainsi le début de la réconciliation.


Aujourd'hui, le Lincoln mémorial symbolise deux étapes importantes dans l'émancipation des noirs aux USA : l'abolition de l'esclavage voulu par le président Lincoln en 1865 et appliqué par son vice président Johnson ; l'égalité réelle des noirs et des blancs devant la loi et dans la citoyenneté acquis grâce à Martin Luther King et au Mouvement des droits civiques.
Depuis quelques années, une plaque commémorative à pris place sur le parvi du mémorial à l'endroit même où MLK prononça son fameux discours sur l'égalité, entré dorénavant dans l'histoire.


Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 17:26
Pour les anglophones, voici mon projet en anglais. Je tiens à remercier Frédérique Olivier pour l'excellente traduction :



Description of the project :
    
     It consists in travelling up and down the USA to find Afro-Americans who witnessed the antisegregationist demonstrations of the 1950s and 1960s, and took part in the numerous Civil Rights marches.
     It will, more precisely, consist in collecting testimonies of Black activists who demonstrated with Martin Luther King in favour of the Civil Rights Movement, in order to shoot a video documentary.
     Therefore, I will have to travel the USA from North to South to collect information about Martin Luther King and his fight.
     During my tour of the USA, I will stop off in New York City, Boston, Chicago, Memphis, New Orleans, Montgomery, Selma, Atlanta and Washington, among other cities.
     First, my aim will be to collect anecdotes and testimonies on that historical period and to tell the personal stories of the men and women who sometimes gave their lives to gain freedom and equality.
     Secondly, the aim of the documentary will be to show the changes in the condition of Black Americans since that period. What has effectively changed? What progress has been made? In fact, although the Afro-American population have won battles as regards civil rights and citizenship (notably thanks to the actions led by Martin Luther King), they are still one of the poorest population in the USA.
     To conclude, I will establish a link with current affairs, notably the election of Barack Obama as the new leader of the American nation and first Black American president. How can the personality of the 44th president of the USA drastically change the everyday lives of millions of Afro-Americans (in their search for jobs, in the way they are considered by the police, as regards their salaries...)?
     When I come back, I will give an account of my research and journey in a video documentary. Its screening could be followed by debates.
Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 22:21
Venez nombreux mercredi 17 décembre à 19h sous le chapiteau de "un jour Martin Luther King", un concert de Gospel vous y attend. Evènement à ne pas manquer !

Pour vous faire patienter, voici une vidéo d'un concert :

Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 20:20
Mission réussie grâce à toute l'équipe de MLK 2008 (association organisatrice de l'évènement un jour Martin Luther King). Très prochainement vous pourrez découvrir l'interview que j'ai réalisé de Clarence B. Jones, qui je vous le rappelle est l'ancien avocat de Martin Luther King, et de Dominique Sopo, président de SOS Racisme France.


Dominique Sopo s'est attaché à me décrire la ségrégation raciale aux USA dans les années 1950 et M. Jones m'a fait part de d'une anecdote de discrimination raciale  qu'il a vécu. De plus M. Sopo comme M Jones m'ont tout deux fait un parallèle avec l'actualité, notamment avec l'élection de Barack Obama en tant que président des Etats-Unis. Je tiens à les remercier tous les deux pour le temps qu'ils m'ont consacré.


Ci dessous l'interview réalisé par Julien Descalles, journaliste pour le JDD (Journal du Dimanche) que je tiens à remercier pour m'avoir autorisé à filmer pendant son interview de M. Jones :


Il a été l'un des hommes de l'ombre de Martin Luther King. Avocat, conseiller ou encore chercheur de fonds du pasteur d'Atlanta, Clarence Benjamin Jones, 77 ans, peut se targuer d'être le co-auteur du célèbre discours I Have a dream (1963). Présent à Paris à l'invitation de l'association MLK 2008, il a inauguré mercredi dernier le parc Martin Luther King dans le quartier des Batignolles.
Comment avez-vous fait la connaissance de Martin Luther King?
En février 1960, Martin Luther King était poursuivi en justice par l'Etat d'Alabama pour évasion fiscale. Son équipe d'avocat me contacte, afin de participer à sa défense. J'ai refusé, arguant que je vivais en banlieue de Los Angeles. Le lendemain, je reçois la visite de Martin Luther King en personne. Il m'explique avoir besoin d'un jeune avocat noir dans son combat pour la ségrégation. Malgré mon refus, il m'engage à parler de mon passé. Puis s'en va. Le lendemain, je suis invité à suivre son sermon, dans une église de Los Angeles. Je m'y rends et y découvre le thème: "Rôle et responsabilité des Noirs dans le combat pour les droits civiques dans le Sud." Le prêche commence et je découvre alors l'extraordinaire pouvoir de ses mots. Je suis en transe tandis que dans son discours, le révérend fait le portrait d'un jeune avocat, dont la mère, domestique toute sa vie, s'est sacrifiée pour la réussite de son fils. Je réalise alors qu'il parle de moi... A la fin du sermon, Martin Luther King me sourit, comme le ferait un chat après la prise d'une souris. Il me serre alors la main et je lui demande: "Quand dois-je partir?" Trois jours plus tard, j'étais dans l'Alabama. Ma vie avait changé pour toujours.

Aurait-il voté pour Barack Obama?

Martin Luther King avait décidé, de son vivant, de ne prendre aucune position officielle en faveur de tel ou tel homme politique. Ayant été son avocat, vous pensez bien que je ne le trahirai pas...

Barack Obama a multiplié les références au pasteur durant sa campagne. Peut-il être considéré comme son héritier?

Je vais vous dire: J'ai une oreille parfaite. Quand je suggérais tel mot ou telle expression pour les discours de Martin Luther King Junior, je pouvais entendre sa voix, anticiper le ton sur lesquels ils les prononceraient. Eh bien quand j'entends les discours de Barack Hussein Obama, je retrouve la mélodie de ceux de Martin Luther King. Le génie d'Obama, c'est d'avoir repris le modus operandi des textes du pasteur. Comme je suis persuadé qu'ils ont repris la symphonie du "We shall overcome" (NDLR : hymne chanté par les Noirs lors des marches du mouvement des droits civiques dans les années 50 et 60) pour composer le slogan de campagne "Yes, we can". Mais retenez bien une chose: En 12 ans et quatre mois, c'est-à-dire de 1956 à 1968, Martin Luther King a plus fait pour la justice politique, raciale et sociale que n'importe qui dans ce pays en 400 ans, à l'exception de la Proclamation d'émancipation de Lincoln.

Quarante ans après la mort de Martin Luther King, Barack Obama lui devrait donc la victoire?
Sans le combat de Martin Luther King Junior, sans sa lutte contre la ségrégation sociale, la discrimination des administrations et le racisme, la victoire de Barack Hussein Obama n'aurait été absolument pas possible. Il a été l'homme qui a fait passer les Etats-Unis du XXe siècle, où régnait la discrimination raciale, au XXIe siècle, où la couleur n'a plus d'importance politique.

La veille de sa mort, votre ami avait proclamé: "Je veux vous faire savoir que notre peuple atteindra la Terre Promise". A-t-elle été atteinte avec l'élection de Barack Obama?

Vous savez, le racisme n'est pas mort aux Etats-Unis le 4 novembre à minuit. Néanmoins, ce jour-là, ce n'est pas une simple confrontation entre républicains et démocrates qui s'est jouée. C'est un référendum où la majorité de la population a déclaré que l'esclavage, la discrimination et le racisme appartenaient au passé. Cette élection a affirmé que désormais, l'argument de la race ne serait plus un atout pour remporter une élection. La victoire de Barack Hussein Obama a été celle de la compétence, du caractère et des capacités. Vous savez, j'étais persuadé ne jamais voir un afro-américain accéder à la présidence de la République de mon vivant. Car, selon moi, il fallait un blanc du Sud pour faire progresser la question raciale. Ainsi le Civil Rights Act de 1964 (NDLR : cet amendement déclare illégale toute forme de discrimination) a été signé par Lyndon Johnson, un Texan. Et voilà que j'assiste au triomphe d'Obama, la donne a donc changé, j'avais tort!

Comment avez-vous réagi à la victoire de Barack Obama?

Comme Jesse Jackson (NDLR: autre compagnon de Martin Luther King), j'ai cédé aux larmes. Mais c'était davantage des larmes de douleurs que de joie. Car j'ai pleuré en pensant à tous les "soldats" du combat des droits civiques, morts pour cette cause. J'ai pleuré pour tous ces absents, qui n'ont pas eu ma longévité pour assister à l'accession d'un Afro-américain à la présidence. Espérons que Barack Obama a conscience de tous les sacrifices que sa victoire a nécessités!






Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 10:12
Voici le clip de présentation de l'exposition "un jour Martin Luther King", qui plus qu'organiser une simple exposition, veut inciter les gens à se réconcilier. L'exposition dure jusqu'au 21 décembre, alors RDV vous tous au Trocadéro, pour finir cette année en beauté.

Le projet en vidéo



L'association :

I have a dream 2009-2010 est une association étudiante dont le projet est de réaliser un documentaire sur les freedom riders (manifestants étudiants Afro-américains qui ont lutté contre la ségrégation raciale).

POUR TELECHARGER LE DOSSIER :
(dossier de présentation du projet)







APPEL AUX DONS :
(participer aux financements)


REJOIGNEZ L'ASSOCIATION :
(adhésion 10 €)

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